Histoire du Tarot de Marseille : ce que prouvent vraiment les sources

L’histoire du Tarot de Marseille devient vite confuse si l’on place sur une même ligne des cartes conservées, des livres divinatoires et des récits d’origine apparus plus tard.
Nous suivons ici deux pistes distinctes : celle des objets matériels et celle des publications.
Cette séparation ne donne pas une histoire complète, mais elle permet de voir précisément ce que chaque trace établit, ce qu’elle suggère seulement et ce qui reste sans réponse.
Comment lire une preuve historique sur le tarot
Nous employons quatre étiquettes. Un objet conservé est un jeu, une carte ou un fragment décrit par une institution. Une publication bibliographique atteste qu’un texte a été publié sous un nom et à une date donnés.
Une interprétation ultérieure décrit ou popularise des objets plus anciens sans devenir, pour autant, une preuve contemporaine de leur fabrication. La mention non résolu signale qu’aucune source primaire suffisamment stable n’a été retrouvée dans la recherche délimitée pour cet article.
La règle de lecture tient en deux questions : que prouve la notice, et que ne prouve-t-elle pas ? Le titre conventionnel d’un objet ne permet pas d’en déduire son propriétaire, son commanditaire, son lieu de naissance ou une filiation restée inchangée.
Liste d’audit d’une affirmation historique
Avant de reprendre une affirmation, vérifiez les neuf points suivants :
- Quel objet ou quelle publication précise est invoqué ?
- Quel fabricant, auteur ou graveur la notice nomme-t-elle ?
- Quelle date ou période donne-t-elle ?
- Quelle institution conserve ou catalogue la trace ?
- Existe-t-il un identifiant stable ou seulement une adresse provisoire ?
- S’agit-il d’un objet, d’une notice bibliographique ou d’une interprétation postérieure ?
- Quelle phrase exacte de la source soutient l’affirmation ?
- Quelle conclusion la source ne permet-elle pas de tirer ?
- À quelle date la notice a-t-elle été consultée ?
Une affirmation qui échoue à plusieurs de ces contrôles doit rester une hypothèse. Remplacer une notice primaire manquante par une formule répétée sur plusieurs sites ne répare pas la lacune.
Filtrer la chronologie sans effacer les limites
Le filtre chronologique associé à cette page fonctionne hors ligne. Il ne consulte aucune interface externe et ne collecte pas les questions du lecteur.
- Choisissez un type :
objet conservé,publication,interprétation ultérieureounon résolu. - Sélectionnez une période.
- Consultez la date, le titre de la trace, l’institution, l’adresse de la source, « prouve » et « ne prouve pas ».
- Si une adresse est provisoire ou une recherche non résolue, ce statut reste visible dans le résultat.
Le filtre ne crée donc pas une certitude nouvelle. Il trie uniquement les lignes documentées ci-dessous.
XVe siècle : objets conservés, jeu de cartes et biais de conservation
Les plus anciens exemples conservés fournis par les sources de ce dossier remontent au XVe siècle en Italie. La chronologie du Victoria and Albert Museum les rattache à un jeu de cartes pratiqué dans les cours italiennes. Elle ne fait commencer la séquence divinatoire qu’au XVIIIe siècle.
On ne peut donc pas projeter les publications divinatoires tardives sur la fonction des cartes du XVe siècle.
La chronologie suivante place chaque trace à son niveau de preuve.
| Date ou période | Objet ou publication | Fabricant ou auteur | Lieu | Institution | Adresse stable ou provisoire | Statut de la preuve | Ce que la trace prouve | Ce qu’elle ne prouve pas |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| XVe siècle | Exemples italiens conservés | Non précisé dans la source utilisée | Italie | Victoria and Albert Museum | Notice O1028247 | Objet conservé et chronologie muséale | Des cartes de tarot sont conservées pour cette période et rattachées aux jeux des cours italiennes | Une origine unique, un inventeur ou une fonction divinatoire dès cette époque |
| XVe siècle | Tarot dit de Charles VI, 17 cartes conservées sur 78 | Attribution révisable | Non établi par le seul nom conventionnel | BnF Essentiels | Cartes et tarots | Objet conservé | L’existence de 17 cartes conservées d’un ensemble de 78 | La propriété de Charles VI, une commande royale ou une lignée complète |
| 1659-1681 | Tarot de Jean Noblet, 73 cartes conservées sur 78 | Jean Noblet | Le lieu d’origine du type graphique n’est pas établi par cette seule notice | BnF Essentiels | Tarot de Jean Noblet | Objet conservé | La période d’activité indiquée, le nombre de cartes, la technique et les dimensions de cet objet | Un inventeur unique, un lieu de naissance exact ou tous les détails d’un modèle universel |
| 1783 | Publication d’Etteilla | Jean-Baptiste Alliette, dit Etteilla | Non précisé ici | BnF catalogue | Résultat de catalogue provisoire | Publication bibliographique | L’existence d’une publication datée de 1783 attribuée à Etteilla | La première pratique divinatoire de tous les temps ou la fonction des cartes du XVe siècle |
| 1785 | Quatrième cahier | Etteilla | Non précisé ici | BnF catalogue | Notice stable non retrouvée dans ce dossier | Publication bibliographique | L’existence d’un dossier bibliographique distinct daté de 1785 | Une continuité ésotérique ininterrompue depuis les premiers objets conservés |
| 1890-1899 | Réédition associée à A. Camoin, renvoyant indirectement à Conver | A. Camoin | Non précisé dans le dossier | Trace indirecte du registre de recherche | Notice stable non retrouvée ici | Interprétation ou réédition ultérieure | L’existence signalée d’une réédition de cette période | Les caractéristiques complètes d’un objet original de Conver |
| 1930 | Édition Marteau/Grimaud | Paul Marteau et Grimaud selon la source citée | Marseille dans la présentation touristique | Office de Tourisme de Marseille | Le Tarot de Marseille | Production et popularisation ultérieures | Une édition datée de 1930 dans la source fournie | L’invention initiale du tarot ou la première apparition de son appellation |
| 1949 | Livre de Paul Marteau | Paul Marteau | Non précisé ici | Office de Tourisme de Marseille | Le Tarot de Marseille | Publication et popularisation ultérieures | Un livre daté de 1949 dans la source fournie | La création du système plusieurs siècles auparavant |
| Date non résolue | Publication primaire de Court de Gébelin | Court de Gébelin | Non résolu | Aucune notice primaire stable retrouvée dans cette recherche | Aucune | Non résolu | La présence d’une lacune documentaire dans ce dossier | Que la publication n’a jamais existé ou ce qu’elle disait exactement |
| Date non résolue | Première attestation de l’expression « Tarot de Marseille » | Non résolu | Non résolu | Aucune source primaire décisive retrouvée | Aucune | Non résolu | Que cette recherche ne permet pas de dater la première attestation | Une date d’origine, une personne ayant créé l’expression ou son premier lieu d’emploi |
Le tarot dit de Charles VI illustre le danger des noms conventionnels. La BnF décrit un objet du XVe siècle dont 17 cartes subsistent sur 78. Cette désignation ne suffit pas à prouver que Charles VI en fut le propriétaire ou le commanditaire.
Les objets luxueux ont aussi davantage de chances d’avoir été conservés, inventoriés puis exposés que des cartes ordinaires usées par le jeu. Les pièces survivantes ne forment donc pas un recensement complet de la production du XVe siècle. Les musées peuvent réviser leurs attributions à mesure que les comparaisons matérielles et documentaires progressent.
En France, la BnF présente une collection de près de 3 000 ensembles de cartes à jouer. Ce nombre décrit le fonds historique annoncé par l’institution, pas toutes les cartes produites ou conservées en France. Les tarots enluminés présentés par le Musée Français de la Carte à Jouer complètent ce point de vue sur les objets de la Renaissance italienne.
Jean Noblet et la famille graphique dite de Marseille
La notice de la BnF fournit un ensemble de données précises sur le tarot nommé « Tarot de Jean Noblet ». Jean Noblet y est donné comme actif entre 1659 et 1681. Sur les 78 cartes de l’ensemble, 73 sont conservées.
L’objet est une gravure sur bois coloriée au pochoir, au format de 9,2 × 5,5 cm.
Ces éléments décrivent un objet identifié. Ils ne décrivent pas automatiquement tous les tarots aujourd’hui rangés dans la famille graphique dite de Marseille.
Le mot « famille » aide à comparer des structures visuelles et des conventions. Il ne suppose pas un modèle initial parfaitement connu dont chaque jeu serait la copie fidèle.
La notice Noblet ne permet pas de désigner une personne comme inventeur unique, de fixer un lieu de naissance exact ou de reconstruire toutes les étapes entre les cartes du XVe siècle et les éditions modernes.
Même prudence pour les détails graphiques. Les 73 cartes conservées permettent d’étudier les caractéristiques de cet exemplaire, avec cinq absences dans l’ensemble attendu. Elles ne prouvent pas que chaque fabricant utilisait les mêmes noms, couleurs, nombres ou motifs.
Pour examiner ces différences sans les transformer en règles intemporelles, mieux vaut lire les noms, numéros et couleurs sans les figer.
Le nombre de cartes conservées est parfois présenté comme une preuve d’origine.
C’est un glissement. « Cet objet présente telle caractéristique » est une affirmation contrôlable dans la notice; « cette caractéristique est la forme première de tout le système » demande une chaîne documentaire supplémentaire.
Prenons un scénario éditorial courant : une légende d’image nomme « Tarot de Marseille de Jean Noblet », puis le texte transforme cette désignation en « premier Tarot de Marseille ». La première formule peut reprendre un titre de catalogue. La seconde ajoute une priorité historique que la notice ne démontre pas.
Il faut alors chercher une attestation antérieure, comparer les critères employés et préciser la portée exacte du mot « premier ».
L’expression « Tarot de Marseille » pose le même problème. Son emploi moderne pour désigner une famille graphique ne révèle pas, à lui seul, la date de sa première attestation. La recherche délimitée pour cet article n’a pas retrouvé de source primaire permettant de trancher cette question.
Une reproduction du tarot de Noblet doit également rester liée à ses métadonnées : période d’activité du fabricant, 73 cartes sur 78, gravure sur bois coloriée au pochoir et dimensions de 9,2 × 5,5 cm.
Sans ce cadre, l’image devient facilement l’illustration vague d’une origine qu’elle ne prouve pas.
1783 et 1785 : les publications d’Etteilla
Les notices bibliographiques d’Etteilla ouvrent une autre piste. Nous ne regardons plus seulement des cartes matérielles, mais des publications datées qui documentent la mise par écrit d’un discours divinatoire.
Le catalogue de la BnF enregistre une publication de Jean-Baptiste Alliette, dit Etteilla, datée de 1783. Une autre entrée concerne un quatrième cahier daté de 1785. Ces deux traces doivent rester séparées : elles correspondent à deux enregistrements bibliographiques distincts, et non à une seule date approximative.
La notice de 1783 établit qu’une publication attribuée à Etteilla est enregistrée pour cette année. Celle de 1785 établit l’existence bibliographique du quatrième cahier. Ensemble, elles montrent que du matériel divinatoire imprimé apparaît dans la documentation fournie au XVIIIe siècle, ce qui rejoint la chronologie générale du Victoria and Albert Museum.
Elles ne prouvent pas que la divination a commencé exactement en 1783, ni qu’Etteilla fut la première personne à pratiquer une forme de lecture des cartes. Une première publication retrouvée dans un dossier n’est pas nécessairement la première pratique historique. Surtout, ces livres tardifs ne renseignent pas directement sur l’usage des tarots de cour du XVe siècle.
Il subsiste un problème technique de citation. Les adresses BnF fournies pour ces résultats comportent des paramètres de session. Elles peuvent mener à un résultat lors d’une consultation sans constituer un identifiant durable.
L’adresse de 1783 est donc affichée comme provisoire dans le tableau, et celle du quatrième cahier de 1785 doit être remplacée par une notice stable ou un identifiant ARK avant d’être traitée comme citation définitive.
Ce détail peut sembler administratif, mais il change la possibilité d’auditer le propos. Une date sans notice retrouvable oblige le lecteur à faire confiance au rédacteur; une notice stable lui permet de contrôler l’auteur, le titre et l’édition (et de repérer une éventuelle erreur).
La recherche délimitée n’a pas retrouvé la source primaire demandée pour Court de Gébelin. Nous ne complétons pas ce vide de mémoire. Son rôle, le contenu précis de sa publication et sa place chronologique doivent rester non résolus ici tant qu’un enregistrement primaire stable n’est pas ajouté au dossier.
1930 et 1949 : Paul Marteau, Grimaud et la popularisation moderne
L’Office de Tourisme de Marseille mentionne une édition de Paul Marteau et Grimaud datée de 1930, puis un livre de Paul Marteau daté de 1949. Ces repères soutiennent une histoire de la production et de la popularisation au XXe siècle.
Ils ne permettent pas d’attribuer à Marteau l’invention du tarot, de sa famille graphique ou de l’expression « Tarot de Marseille ». Entre l’objet Noblet du XVIIe siècle et l’édition de 1930, l’écart documentaire reste considérable. Une édition moderne peut sélectionner, normaliser ou diffuser certaines caractéristiques sans être le point de départ de toutes celles qui la précèdent.
La source utilisée est une page officielle de tourisme, adaptée à un repère local mais moins détaillée qu’une notice d’objet ou qu’un catalogue bibliographique. Nous limitons donc la formulation à ce qu’elle fournit : une édition en 1930 et un livre en 1949. Elle ne devient pas une preuve de première invention par simple répétition.
Une réédition attribuée à A. Camoin pour la période 1890-1899 peut renvoyer indirectement à Conver. Ce relais ne remplace pas la notice directe de l’objet original.
Pour affirmer une date, un fabricant, un lieu ou une composition concernant Conver, il faudrait retrouver le document primaire correspondant et l’identifier sans passer uniquement par la réédition.
Cette distinction évite aussi de confondre trois ensembles qui demandent des critères séparés. La page dédiée permet de distinguer Marseille, Rider-Waite-Smith et le jeu de tarot sans déplacer cette comparaison dans une chronologie historique.
Ce que les sources laissent encore incertain
Plusieurs cases demeurent ouvertes. Ce ne sont pas des détails à masquer : elles indiquent où une affirmation demande encore du travail documentaire.
La première concerne l’expression « Tarot de Marseille ». La recherche fournie ne permet pas d’identifier sa première attestation primaire ni de reconstruire avec certitude les étapes de sa popularisation. Le fait que l’expression soit aujourd’hui courante ne donne ni sa date de création ni son premier auteur.
La deuxième lacune porte sur Court de Gébelin. Aucun enregistrement primaire stable n’a été retrouvé dans le périmètre de recherche. Nous ne pouvons donc pas donner ici une date ou un contenu reconstitué à partir de souvenirs, de résumés ou de citations sans contrôle.
Le dossier ne contient pas non plus de notice directe satisfaisante pour l’objet original de Conver. La réédition A. Camoin signalée entre 1890 et 1899 constitue un indice indirect, pas un substitut matériel.
Les notices directes demandées pour Dodal, Madenié et Chosson restent également absentes du registre fourni.
Enfin, les deux références Etteilla posent une difficulté différente. Les enregistrements bibliographiques de 1783 et 1785 sont identifiés, mais leurs liens stables restent à établir. Il faut retrouver pour chacun une notice durable ou un identifiant ARK, plutôt que conserver une adresse dépendante d’une session de catalogue.
Dire « non résolu dans la recherche délimitée » ne signifie pas « jamais arrivé ». La formule indique seulement que les pièces rassemblées ici ne suffisent pas. Une nouvelle notice stable pourrait modifier l’état du dossier, tout comme une institution peut réviser l’attribution d’un objet.
Pour contrôler d’autres repères du même ensemble éditorial, vous pouvez retrouver tous les repères sur le Tarot de Marseille. Chaque ajout historique devrait passer par la liste d’audit avant d’être intégré à la chronologie.
Mythes d’origine : ce que les notices ne permettent pas d’affirmer
Les récits d’origine deviennent fragiles lorsqu’ils relient des périodes éloignées sans objets intermédiaires, sans publications datées ou sans notices vérifiables. Les sources réunies ici documentent des cartes de jeu au XVe siècle, un objet Noblet au XVIIe siècle, des publications divinatoires au XVIIIe siècle et une popularisation moderne. Elles ne forment pas une lignée ésotérique continue.
Mythe contre constat documenté
| Affirmation | Constat fondé sur le dossier | Risque d’erreur | Lacune à reconnaître |
|---|---|---|---|
| Le tarot descend d’une tradition d’oracle antique ininterrompue | Les premières traces fournies sont des objets de jeu conservés du XVe siècle; la chronologie muséale situe la divination au XVIIIe siècle | Projeter un usage tardif sur des objets anciens | Le dossier ne reconstitue pas chaque usage entre ces périodes |
| Une seule personne ou une seule ville a inventé le Tarot de Marseille | Les notices décrivent des objets et une famille graphique conventionnellement nommée | Transformer une appellation de classement en acte de naissance | La première attestation de l’expression et un lieu d’origine unique ne sont pas résolus |
| Le tarot de Noblet prouve l’origine du système | La notice prouve les caractéristiques du seul objet nommé : période 1659-1681, 73 cartes conservées, technique et format | Étendre un cas matériel à toute une lignée | Les étapes antérieures, parallèles et postérieures ne sont pas toutes documentées |
| Paul Marteau a inventé le système | La source fournie soutient une édition de 1930 et un livre de 1949 | Confondre production moderne, diffusion et invention | L’histoire précise de la popularisation et de l’expression demande d’autres sources primaires |
Les notices ne soutiennent donc pas une origine égyptienne, atlante, primordiale ou une transmission ésotérique restée intacte. Elles ne désignent pas davantage un inventeur unique ou un lieu de naissance exact.
Cette limite doit être lue dans les deux sens. L’absence de preuve dans ce dossier n’est pas la preuve qu’aucun récit, usage ou événement n’a existé. Elle interdit seulement de le présenter comme établi à partir des sources citées.
Une histoire prudente peut sembler moins spectaculaire. Elle est plus facile à vérifier : un objet, une date, une institution, une portée et une limite. Pour passer de l’histoire aux pages consacrées aux cartes sans attribuer aux archives des significations qu’elles ne donnent pas, vous pouvez Explorer les 22 arcanes majeurs.
Questions fréquentes sur l’histoire et les sources
Le Tarot de Marseille est-il né à Marseille ?
Les sources fournies n’établissent pas un lieu de naissance unique à Marseille. L’appellation d’une famille graphique ne prouve ni son origine exacte, ni un fabricant initial, ni une chaîne de transmission complète.
Que prouvent exactement les 73 cartes conservées du tarot de Noblet ?
Elles prouvent que la BnF conserve 73 cartes sur les 78 de l’objet nommé, associé à Jean Noblet, actif entre 1659 et 1681. La notice décrit une gravure sur bois coloriée au pochoir de 9,2 × 5,5 cm; elle ne prouve pas que Noblet a inventé toute la famille graphique.
La première attestation de l’expression « Tarot de Marseille » est-elle connue ?
Elle n’a pas été résolue dans la recherche délimitée pour cet article. Sans source primaire stable, nous ne proposons ni date, ni auteur, ni lieu de première apparition.
Quand le tarot devient-il divinatoire dans les sources ?
La chronologie du Victoria and Albert Museum place la divination au XVIIIe siècle, tandis que les notices BnF signalent deux publications distinctes d’Etteilla en 1783 et 1785. Ces traces documentent du matériel divinatoire publié, mais elles ne prouvent pas une toute première pratique exactement datée.
Où voir des tarots anciens dans les collections françaises ?
La BnF présente ses notices dans BnF Essentiels et ses collections numérisées dans Gallica, avec un fonds de cartes à jouer annoncé à près de 3 000 ensembles. Le Musée Français de la Carte à Jouer présente aussi des tarots enluminés de la Renaissance italienne; il faut consulter la notice précise de chaque objet plutôt qu’une simple image isolée.
Peut-on réutiliser librement l’image d’un tarot ancien ?
Non, l’ancienneté de l’objet ne donne pas automatiquement le droit de réutiliser toute image qui le représente.
Il faut vérifier séparément l’œuvre sous-jacente, la photographie ou la numérisation, une éventuelle restauration ou redessin, les conditions du fournisseur, l’attribution demandée et l’usage commercial envisagé.
Explorer la chronologie documentée puis appliquez la liste d’audit à une affirmation historique : demandez l’objet ou la publication, l’auteur ou le fabricant, la date, l’institution, l’identifiant stable et la limite de la preuve.
Sources
- BnF Essentiels, « Tarot de Jean Noblet », notice de l’objet, période d’activité, nombre de cartes, technique et dimensions, consultée le 9 août 2026 : https://essentiels.bnf.fr/fr/image/4799f2d6-6f88-4f6f-a15c-40a1a943c95e-tarot-jean-noblet
- BnF Essentiels, « Cartes et tarots », tarot dit de Charles VI et contexte des collections, consultée le 9 août 2026 : https://essentiels.bnf.fr/fr/societe/jeux-et-divertissements/f111ab68-3495-41c7-9da0-0afe010a4863-cartes-et-tarots
- Musée Français de la Carte à Jouer, « Tarots enluminés », objets de la Renaissance italienne, consultée le 9 août 2026 : https://www.museecarteajouer.com/tarots-enlumines-chefs-doeuvre-de-la-renaissance-italienne
- Victoria and Albert Museum, notice de collection O1028247, chronologie du jeu et de la divination, consultée le 9 août 2026 : https://collections.vam.ac.uk/item/O1028247/rider-waite-smith-deck-print-waite-arthur-edward
- Catalogue de la BnF, Etteilla, 1783, résultat comportant des paramètres de session et conservé comme référence provisoire jusqu’à l’obtention d’une notice stable, consulté le 9 août 2026 : https://catalogue.bnf.fr/affiner.do;jsessionid=DC02F783DD60F9EF44C26DE917C5ADBC?motRecherche=&index=AUT3&numNotice=11888516&listeAffinages=FacLocal_Lcl1CRdj%3BFacLocal_Lcl1BHdj%3BFacLocal_Lcl2CRdjTol&afficheRegroup=false&trouveDansFiltre=NoticePUB&nbResultParPage=10&triResultParPage=0&critereRecherche=&typeNotice=
- Office de Tourisme de Marseille, « Le Tarot de Marseille », édition de 1930 et livre de 1949, consultée le 9 août 2026 : https://www.marseille-tourisme.com/decouvrez-marseille/traditions/le-tarot-de-marseille
Cette chronologie décrit uniquement ce que les objets, notices et publications cités permettent d’établir. Les attributions peuvent être révisées, les objets luxueux conservés ne constituent pas un recensement complet, les noms conventionnels ne prouvent ni propriétaire, ni commanditaire, ni lieu de naissance, et l’absence d’une source dans cette recherche délimitée ne prouve pas qu’un événement n’a jamais eu lieu.

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